Cela fait des décades qu'accompagné de son sympathique propriétaire, Raymond, il promène sa silhouette pittoresque dans la plaine de la Bièvre et de celle du Liers, jusqu'au moment où il rentre au logis.Tandis qu'un fort parfum de moût écrasé l'environne !

Photos ci-dessous, le clocher de l'église, si mince qu'il semble dessiner les nuages.

Aujourd'hui, brume. La vue sublime que l'on a du coteau s'est effacée, les montagnes et les falaises du Vercors se cachent.

Mais le paysage dégage une douce poésie.

Le chemin des étangs. Nous le prenons bien souvent pour une promenade, Arzay n'était qu'à 7 kms de la Côte. Mes lévriers

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, Alistair, Coralie, Arzila, aimaient y galoper. à présent c'est petit Pipin, avec ses toutes petites pattes.

Le petit chemin qui conduit à l'ancienne ferme de mon arrière-grand-père. C'est là que mon père, orphelin à 7 ans, a grandi.

Si je signe Cécile Berthier, pour certains livres, c'est parce que c'est mon second prénom mais aussi celui de ma grand-mère paternelle, partie si tôt, laissant un enfant de sept ans. Plus de père, retourné dans ses foyers à Lille, laissant son fils contre son gré, la famille ne voulant pas le lui confier.

Il a été élevé par sa tante, a grandi avec ses cousins.  Il a toujours recherché cet abri, ce refuge qu'était Arzay, toute sa vie. Il y dort à présent depuis la Toussaint, parti à l'âge de 99 ans.