les romans de suzanne-cecile

17 septembre 2017

EXPOSITION DE PEINTURE, SCULPTURE ET SALON DU LIVRE

Bien organisé et pourtant calme plat. Quelques jolies rencontres tout de même.

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09 septembre 2017

LES MARIÉS DE LA SERVAGÈRE… par Cécile Berthier

Chers lecteurs et lectrices,

Comme vous le savez peut-être, mon éditeur principal est "EDITIONS LUCIEN SOUNY".

Mais je signe aussi pour le suspense, Mary Alistair.

Et dans "Les Veillées"  sous mon patronyme et second prénom, Cécile Berthier. Egalement chez Encre Bleue éditeur, une maison d'édition en grands caractères pour le confort de lecture, des textes plus courts, inédits. Dans les magazines et chez ces éditeurs, je garde mes droits patrimoniaux.

C'est pourquoi aujourd'hui j'ai le plaisir de vous annoncer la sortie "Les mariés de la Servagère", photos ci-dessous.

Ces livres sont destinés avant tout aux bibliothèques, mais votre libraire peut les commander. Ou vous pouvez commander directement au diffuseur LARGE VISION à Carcassonne. 

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31 août 2017

SOUVENIR : MA PREMIÈRE VRAIE INTERVIEW !

Oui, cela fait pas mal de temps, et j'étais très fière de cette première interview qui permettait à mes lecteurs de me connaître un peu mieux ! J'avais 34 ans, ma fille 13, mon fils 9. 

C'est sûr que, depuis, je n'écris pas aussi longtemps et ni la nuit ! Au fil des années j'ai adopté un autre rythme, plus calme, plus adapté à mon âge… et à l'expérience. Mais régulier, puisque j'écris chaque matin.

Et les enfants sont partis depuis longtemps, j'ai aujourd'hui mon bureau… que je partage avec mon petit chien Pipin, dernier en date d'une longue liste de secrétaires particuliers à quatre pattes, qu'ils soient félins ou canins.

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26 août 2017

LE VENDREDI 6 OCTOBRE, une date à retenir pour mes lecteurs.

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Avec un peu d'avance cette annonce : je serai à Chassieu, département du Rhône, au foyer LES ROSES TRÉMIÈRES, pour une causerie devant les résidents, à laquelle sont conviés les lecteurs de la médiathèque. Dans le cadre de "la semaine bleue".

Le vendredi 6 octobre de 14 H à 17 H

Je présenterai mes derniers ouvrages; un libraire sera présent pour les personnes qui souhaitent en acquérir et les faire dédicacer.

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23 août 2017

SALON DU LIVRE ET EXPOSITION DE PEINTURE ET SCULPTURES À HEYRIEUX, Isère

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Mairie d'Heyrieux.

Le salon du livre et l'exposition se tiendront SALLE DE L'EVOLUTION, rue de Bonce, il y a un grand parking.

Matin et après-midi le samedi 16 et dimanche 17

Je présenterai mes derniers ouvrages, en particulier LE VAL AUX IRIS

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14 août 2017

BERLIOZ, dauphinois au coeur farouche, suite et fin.

Fonds baptismaux

Hector a été baptisé sur ces fonds baptismaux de l'église Saint André

 

 

Reprenons le fil du récit… Voici venir les temps difficiles, inhérents à chaque vie. On est enfant, on est jeune, on fait des projets, les rêves si on a de la volonté deviennent des buts qui sont atteints… Il y a l'amour, et parfois la gloire, et la vieillesse vient… rares sont les vies qui se terminent en apothéose… Les deuils accablent Hector. Nanci et Adèle, ses soeurs chéries, disparaissent. Puis c'est au tour de son fils Louis, frappé à trente-trois ans par la fièvre jaune dans le port de la Havane. Quoi de plus horrible de survivre à un enfant ? Marie Recio n'est plus, ses amis s'en vont à leur tour. Hector accablé a besoin d'amour, il reprend contact avec Estelle, qui vit désormais chez un de ses fils, à Saint Symphorien d'Ozon. Eternel rêveur, il s'imagine finir sa vie avec son premier amour. Plus âgée que lui, Estelle calme l'incorrigible romantique : elle offre une amitié, et une correspondance. À cette époque, les femmes étaient de vieilles dames très tôt ! 

Désabusé, en proie plus que jamais à sa "névrose intestinale", Hector s'affaiblit. Il s'éteint le 8 mars 1869, alors que la sève monte dans les noyeraies de son pays natal et que le blé grandit dans la glèbe dauphinoise constellée de galets.

Son énorme correspondance et son aubobiographie, Les Mémoires, nous apportent des précisions sur cette vie exceptionelle, dont on peut aussi retrouver le témoignage dans la maison où il a grandi, aujourd'hui un musée. 

 

Une dernière anecdote : à son retour d'Italie, Hector, beau jeune homme aux traits fins et à la crinière abondante, s'est arrêté à la Côte Saint André. Il fait un temps affreux, il pleut des cordes. Mais Hector a envie de se promener. Il demande à sa cadette de l'accompagner. Bien sûr Adèle accepte, lui demandant de l'attendre pendant qu'elle chausse des galoches, bien appropriées à ce temps. Nanci, l'aînée, les raille gentiment. Elle les traite de fous, "capables d'aller patauger dans la campagne par un temps pareil !" Hector et Adèle n'en ont cure, et s'en vont, rapprochés sous un grand parapluie.

"Adèle et moi, dans la plaine, relate Hector dans ses Mémoires, nous fîmes près de deux lieues, serrés l'un contre l'autre sous le parapluie, sans dire un mot. Nous nous aimions !"

Quand je me promène à l'est de la petite ville, mes pas se dirigent parfois aux alentours du pavillon de plaisance où la mère d'Hector l'a désavoué par ces mots terribles : "Tu n'es plus mon fils ! Je te maudis !" On l'appelle ici le pavillon de la malédiction. Mais, souvent, les paroles dépassent la pensée et le coeur maternel finit par s'adoucir après le succès de la Messe Solennelle écrite par l'enfant terrible.

J'aime entraîner mes amis de passage dans la maison d'Hector, le musée, rue de la République. J'aime m'attarder dans sa chambre où il a rêvé, travaillé, espéré. Que penserait l'enfant prodige qu'il revenait aujourd'hui ? Serait-il étonné par l'extraordinaire ferveur que lui portent les gens d'une ville, d'une région qui ne croyaient pas en lui ? Mais c'est encore au sein de la nature que je retrouve le mieux cet enfant farouche, à la crinière presque rousse, aux yeux clairs de voyant, cet enfant au coeur trop sensible qui déclarait plus tard :  "La musique et l'amour sont les deux ailes de l'âme !"

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13 août 2017

BERLIOZ, DAUPHINOIS AU COEUR FAROUCHE

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Cette année, le thème du festival c'est Berlioz et l'Angleterre. Berlioz à Londres au temps des expositions universelles. Le programme est riche. La merveilleuse Symphonie fantastique est au programme. Et il y aura les petits concerts gratuits au jardin d'Hector. Sa maison natale est devenu un musée.

Mais revenons à notre Hector amoureux…puis moins… puis plus du tout. Harriet lui a donné un fils, Louis. Le ménage va cahin caha. Puis Harriet tombe malade. Paralysée, elle décède après un long calvaire. Listz écrira à Berlioz : "Elle t'inspira, tu l'as aimée, tu l'as chantée, sa tâche est accomplie !"

Mais Berlioz est "chaud bouillant" pour une cantatrice, Marie Recio, dont Harriet était très jalouse. Très vite il l'épouse. 

Hector admirait Shakespeare, qui influence son oeuvre " Roméo et Juliette", "le Roi Lear", "Beatrice et Benedict", rendent hommage au dramaturge anglais.

C'est à l'étranger qu'on reconnait son génie. La Russie raffole de ses oeuvres tandis qu'à Paris on le considère toujours comme un marginal, un artiste extravagant. Toujours en butte aux problèmes financiers et souvent patraque - Il dit de son mal qu'il souffre "d'une névrose intestinale", Hector pourtant sillonne l'Europe de concert en concert. 

La tactique a du bon, l'argent rentre et il se lie avec les grands musiciens du 19ème siècle, Wagner, Liszt. Il entretient avec ce dernier une abondante correspondance, comme avec ses soeurs et nièces. 

Le gigantisme des oeuvres d'Hector nécessite l'emploi de nombreux choristes. Il compose dans la fièvre et la ferveur. Benvenuto Cellini, les Troyens, Béatrice et Bénédict, la Damnation de Faust, l'incomparable Symphonie Fantastique, Roméo et Juliette, sans oublier le Requiem qui vous met des frissons sur la peau quand on l'écoute, et l'Enfance du Christ, sont ses oeuvres qui restent les plus marquantes. 

Son fils Louis navigue sur les océans. Ce jeune homme qui a grandi à l'ombre d'un génie a souhaité faire carrière dans la marine. Pourtant, la correspondance entre le père et le fils témoigne des liens forts qui les unissent.

Le temps passe et tout s'accélère…

à suivre

 

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12 août 2017

BERLIOZ, DAUPHINOIS AU COEUR FAROUCHE (3)

D'abord une photo, pour vous parler de la Halle, si ancienne, et je crois l'une des plus grandes de France. Cette halle, Hector l'a connue. Il s'y tenait des marchés célèbres. Le marché hebdomadaire s'y tient toujours le jeudi.

Dans les débuts du festival Berlioz, on y donnait les concerts, qui ont lieu à présent dans la cour du Château Louis 11, sous chapiteau géant. Mais il y a toujours quelques représentations gratuites, pour le plaisir des côtois.

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Pour en revenir à Hector, il s'ancre dans sa détermination. Que lui importe ce que les autres pensent ! Nul n'est prophète en son pays, dit-on. Notre bouillant jeune homme n'est pour le moment pas plus apprécié dans son fief natal qu'en la capitale ! Il sait ce qu'il veut, lui, même s'il souffre de l'incompréhension de ses parents.

Heureusement il y a ses soeurs Nanci et Adèle, leur courrier régulier plein d'encouragements ! Toute sa vie, et la leur, il éprouvera pour elles une immense tendresse.

Peu de temps après son départ de la Côte, il a déjà écrit sa Messe Solennelle et à force d'acharnement parvient à la faire exécuter. Dès lors, tout se précipite, pas assez vite, certes, selon lui, toujours ardent, toujours pressé… Il réussit le concours du Prix de Rome en 1830 et lui qui l'avait tant brigué, songe presque à refuser Il s'en va, non sans réticence, séjourner à la Villa Médicis. C'est qu'il a autre chose à faire à présent, notre Hector !

En France sa carrière de compositeur et de chef d'orchestre connaît des hauts très hauts et des bas très bas ! En plus il souffre d'un mal étrange, des douleurs abdominales qui parfois le font s'aliter. Il en souffrira toute sa vie. Aujourd'hui sans doute la médecine saurait mettre un nom sur ce mal… dont il ne mourra pas mais qui l'affaiblira. Colon irritable, maladie de Crohn ? Ce sont mes propres hypothèses, pardonnez-moi si j'extrapole, mais j'ai beaucoup réfléchi moi aussi à ce sujet. On dit que le ventre est notre deuxième cerveau et qu'il affecte souvent les créateurs qui éprouvent du mal-être…

Côté coeur, ce passionné vit dans l'excès. Après la jolie Estelle aux brodequins roses, réléguée pour longtemps dans le tiroir des souvenirs de jeunesse, il tombe amoureux fou de la comédienne Harriett Smithson… son Ophélie, qui l'ignore ! Et qui est sous la coupe d'une mère despotique. Il mettra des années à la conquérir. Et quand il l'épousera enfin, après un accident dont est victime la belle, qui se brise une cheville, la pression retombe, et la relation deviendra bien calme, de son côté. Comme si désirer était plus important que posséder… L'idole tombée de son piédestal devient une femme ordinaire… Ah ! Ces hommes, ces génies surtout… 

Le ménage vit grand train et pourtant tire le diable par la queue, il n'y a jamais assez d'argent, aussi Hector écrit des articles, il devient — en plus — critique musical. On ne reconnait pas son génie, en France. "Si je vivais cent cinquante ans, déclare-t-il, je finirais par y arriver !" 

C'est à l'étranger qu'on reconnaît enfin son génie et qu'on lui donne les moyens de l'exprimer. 

à suivre

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11 août 2017

LA GRANDE SURE PRÈS DE LA GRANDE CHARTREUSE

De la Côte Saint André Hector pouvait admirer toute la chaîne de montagne de l'Est à l'Ouest. La Grande Sure, au-dessus de Voiron, est la plus proche. (à suivre)

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BERLIOZ, DAUPHINOIS AU COEUR FAROUCHE (2)

Le jeune Hector découvre un jour en furetant dans le grenier, un flageolet. Il l'essaie immédiatement et en tire des sons qui lui plaisent. Mais il veut toujours plus ! La musique l'attire ! Une vocation est née. Il se fait offrir une guitare et apprend vite à en jouer. Il a douze ans quand il écrit ses premières partitions. Ses deux soeurs l'admirent et l'encouragent. 

Il n'a que treize ans quand ce coeur avide d'idéal s'emplit d'un amour fervent pour Estelle Duboeuf, âgée, elle, de dix huit ans et fiancée.

Elle porte des petits brodequins roses qui chaussent divinement ses pieds mignons et il en parlera dans ses mémoires. Ces petits brodequins dépassant des froufrous d'une robe longue le hantent !

La rencontre a eu lieu au cours d'une réunion familiale, dans le

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village de Meylan, en Isère, au pied des montagnes étincelantes dont il gardera toujours la vision dans son coeur, l'associant à Estelle.

Cet amour impossible le hantera toute sa vie. Il retrouvera Estelle après la mort de sa seconde épouse, mais la bien-aimée idéale est devenue une vieille dame paisible, bien éloignée des débordements de la passion. Après une existence bien remplie de mère et d'épouse, elle ne veut entendre parler que d'une bonne et CALME amitié. Le fougueux Hector, bien que vieilli, espérait autre chose… Il doit se résigner.

Nous n'en sommes pas encore là Pour le moment, la famille d'Hector adolescent le destine à la médecine, comme son père. Après avoir passé son baccalauréat à Grenoble, le jeune homme monte à Paris pour étudier. Il n'est pas fâché de s'éloigner de sa ville natale et de ses bourgeois d'habitants, même si la séparation avec ses soeurs le désole : mais ils s'écriront ! Hector comme elles à la plume tellement facile !

À Paris, les études le rebutent. La musique est devenue le moteur de sa vie; Il sèche les cours de la faculté et est admis parmi les élèves de Jean-François Lesueur, auteur et compositeur d'opéras et de musique religieuse, qu'il admire et respecte. 

Fureur de ses parents qui croient savoir mieux que personne ce qui lui convient… On menace de lui couper les vivres…

à suivre…

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