les romans de suzanne-cecile


13 août 2016

UN ARTICLE DANS LE DAUPHINE LIBERE, CE MATIN. Merci à son auteur, M. Bouthier.

J'ai eu le plaisir ce matin de trouver dans le journal cet article accompagné d'une photo devant mon massif d'abélia, et avec mon Pipin adoré.

Je remercie de tout coeur monsieur Bouthier qui m'a si bien comprise. Juste une petite rectification : Je n'ai eu qu'un seul roman traduit hors de la France, c'est l'enfant du Rhône, publié aux Editions Mon Village et traduit en allemand. (mais je n'ai jamais perçu mes droits… aléas de l'édition, qui lèse souvent les auteurs.

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05 août 2016

SALON DU LIVRE A LA FERME DU BOURLATIER, PLATEAU ARDECHOIS

C'est dans cette magnifique ferme à quelques kilomètres du Gerbier de Jonc que se déroulera un nouveau salon du livre, le dimanche 4 septembre.

J'y serai et présenterai mes derniers ouvrages. 

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Bourlatier-&

Le salon avant l'arrivée auteurs

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25 juillet 2016

UNA PEQUENA NINA de ESCURIAL DE LA SIERRA : ARACELLI SANCHEZ,

Aracelli a vraiment compté pour nous, comme Avilio, Alonso, Candélas, Térésa et Valentina, et Viviana. Avec elle et sa maman je suis allée laver notre quelques affaires au ruisseau, le jour des lavandières. Comme c'était gai, et pourtant pour ces femmes et ces très jeunes filles, des fillettes souvent, c'était un dur travail !

Peut-être ce billet sera lu par Aracelli, ou ses enfants ? David et moi, nous le souhaitons, car depuis bien longtemps nous n'avons plus de nouvelles des descendants de tia Térésa Sanchez-De ARRIBA.

 

Et la vie est courte.

 

La veille de notre départ il y a eu un bal et j'ai beaucoup dansé avec les deux cousins. J'ai revu Avilio deux ans plus tard… à la maternité de la ville de Givors. Il avait trouvé un travail en France et était accompagné de sa jeune épouse. Elle a accouché d'une petite fille un jour ou deux avant que je mette au monde la mienne, Virginie. Je ne me souviens plus du prénom de la fille d'Avilio, peut-être Térésa.

 

Puis, nous avons su qu'il avait monté une entreprise de maçonnerie à Salamanque. Lui ou un de ses frères ? La vie nous a tous emportés dans un tourbillon infernal. C'est bête. 

Voilà, j'ai terminé, je lance ces articles comme autant de petites bouteilles à la mer, et aussi pour partager avec mes lecteurs qui sont toujours si fidèles et qui n'ont pas la possibilité à cause de l'éloignement d'échanger dans une de mes causeries en médiathèque.

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Aracelli et moi

24 juillet 2016

UN BURRO BIEN SYMPATHIQUE ET GENTIL POUR SA CAVALIÈRE

J'ai encore quelques photos à vous montrer. En particulier celle du "burro", l'âne si gentil de la famille. Un plaisir d'aller le matin le chercher à l'écurie. Un autre plaisir à apprendre à "chevaucher" sous les regards un peu moqueurs des petits enfants. 

Mais c'est tellement plus simple de monter en amazone derrière le cousin Avilio, et d'aller dans cet équipage arroser les maïs. 

Ici j'ouvre une parenthèse : Comme ils avaient du mérite, ces paysans, se passant un seau en faisant la chaîne… Quand je vois la débauche d'arrosage, ici, dans la plaine, sur des maïs qui parfois n'en ont pas toujours besoin… 

Les lectrices et lecteurs qui ont déjà lu une des premières versions du Val aux Iris ont sans doute remarqué la place que tient le "burro" dans la première partie. Animal humble, chanté par Francis James… Il travaillait dur, aux côtés des hommes, le petit âne de la famille Sanchez !

À bientôt pour la suite, bon dimanche.

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23 juillet 2016

JE VAIS VOUS PARLER DE LA COLLINE AUX CHÈVRES

Avant de vous parler de cette colline, je vais vous présenter une adorable fillette qui, aujourd'hui, doit être une jeune grand-mère, mais malgré mes recherches je ne l'ai pas retrouvée, mariée, elle a sans doute quitté le village.

C'est Aracelli, la petite cousine, elle a environ douze ans, elle est adorable et nous entraîne dans son sillage quand les adultes sont trop occupés avec le travail des champs. Elle est vive et active, elle participe à la grande corvée de lessive (je vous en reparlerai) et surtout elle a la charge de monter chaque matin et chaque soir à "la colline aux chèvres".

Imaginez un immense troupeau en liberté, qui pature entre de grands chênes-verts, et qui regroupe les bêtes de plusieurs familles sous la houlette d'un enfant (chacun son tour !)

Aracelli, elle, souvent accompagnée d'une camarade, va chercher le lait, directement au pis des chèvres. Ce lait si important pour le petit-déjeuner et la fabrication des fromages. 

Haute comme trois pommes, elle est mignonne comme tout avec ses nattes qui sautillent sur ses épaules. Elle nous apprend à traire. Pas facile ! Les pis sont glissants et malgré la complaisance des biquettes, je n'arrive pas à remplir une jarre, loin s'en faut. Alors nous admirons l'habileté d'Aracelli et sa complicité avec les chèvres de sa famille, qu'elle reconnait au premier coup d'oeil. 

Si par hasard elle tombe sur ces photos comme je serais heureuse !

 

La voici avec David, qui a l'air un peu fatigué, il relève d'un gros coup de chaleur avec température élevée, qui l'a tenu alité plus de trois jours. Il a d'ailleurs fallu convoquer un médecin, et après coup, on nous a dit que c'était le vétérinaire, je n'ai jamais su si c'était vrai mais en tout cas il a très bien soigné David.

Bonne fin de semaine, à bientôt pour d'autres photos… Merci pour vos commentaires, merci aussi pour aux nombreux visiteurs de mon blog, qui viennent principalement de facebook et qui n'osent pas mettre un commentaire. Osez voyons, cela me fera grand plaisir d'avoir votre avis ! 

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22 juillet 2016

A TRIGAR

Très vite, David et moi avons participé à certaines tâches, nous étions si jeunes et dynamiques. Après la moisson, ce fut le battage : on disait, à trigar. Il n'y avait pas de moissonneuse batteuse, même antique. Sur l'aire, la récolte était disposée. Deux traîneaux agrémentés d'une petite chaise, tirés par un couple de boeufs, écrasaient les épis, ensuite, la paille par poignée serait secouée dans de grands tamis qui laisseraient passer les grains d'or. 

J'ai trouvé beaucoup de plaisir à mener les boeufs sur l'aire, David, lui, a participé davantage au maniement du tamis.

Nous étions nombreux sur l'aire, c'était un travail d'équipe, dans la bonne humeur, avec des pauses pour se désaltérer et manger un morceau à l'ombre des haies.

Sur l'une des photos, Alonso, et sur l'autre je mène "mes" boeufs, assise sur une petite chaise.

Que de beaux souvenirs !

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moi à trigar

Mon espagnol scolaire m'aidait dans la conversation, quant à David, à cette époque, il arrivait à se faire comprendre et à comprendre aussi…

 

A bientôt pour la suite… 

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21 juillet 2016

LA FAMILLE

Nous sommes arrivés au plus gros des travaux des champs, la moisson et bientôt le battage où nous participerions. L'arrosage de bon matin des maïs, au plus haut de la colline. Escurial, aux marches des sierras, est situé à plus de neuf cent cinquante mètres d'altitude… Il y faisait chaud, pourtant !

Nous avons été accueillis avec une telle gentillesse que des années encore j'en garde un souvenir ému. Malgré tout ce que les membres de cette famille avaient à faire, on nous consacrait beaucoup de temps. Le matin, le petit-déjeuner nous attendait au coin de l'âtre, une casserole de lait de chèvre, du pain sur la table, tous étaient debout depuis longtemps quand nous nous levions, pas si tard que cela. Les garçons, Avilio, 25 ans et Alonso, 19, comme moi, nous avaient laissé leur chambre.

À midi le repas préparé la veille par "tia" Térésa, nous réunissait. On se lavait les mains dans un plat posé sur un trépied, avant de passer à table. Généralement c'était un plat unique de viande de porc et de pois chiches avec beaucoup d'huile d'olive très forte. Les porcs, noirs, petits cochons délurés, vivaient tous en liberté dans le village. Il n'y avait pas de toilette, bien sûr, et on allait où on pouvait, le matin, j'ai eu souvent, dans l'écurie du mulet, un petit goret noir qui venait me renifler le derrière et je poussais les hauts cris !

J'avais demandé au cousin Bénigno resté en France ce que nous pourrions offrir à sa maman pour faire plaisir, il nous avait suggéré d'emporter du café, très prisé et très coûteux en Espagne, et ce cadeau parmi d'autres petites choses à laquelle j'avais pensé, avait été très apprécié…

Mon appareil photo toujours avec moi, j'immortalisais les lieux et les visages… Sur la première photo je suis à côté d'Avilio (ou Abelio, mais on prononçait Avilio) il y a sa cousine Valentina et tout au bout sa maman Térésa.

Sur l'autre, je suis assise à côté d'Alonso, 19 ans comme moi, un peu embarrassé d'être pris en photo.

 

Bonne journée, à bientôt pour la suite…

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19 juillet 2016

ESCURIAL DE LA SIERRA ET LE VAL AUX IRIS

Chères lectrices et chers lecteurs,

Je vous avais promis de vous entraîner, en photos, dans les lieux qui ont inspiré la première partie de mon ouvrage "Le Val aux iris " qui sera réédité au printemps par les éditions Lucien Souny.

En ce jour de canicule, bien au frais dans mon bureau, je vais donc me replonger dans ce qui fut le point de départ de mon livre, des années après avoir fait avec mon jeune mari un retour aux sources, vers ses racines.

David, mon mari, par son père est d'origine espagnole. Sa famille est issue d' Escurial de la Sierra, en Vieille Castille.

C'était à l'époque un tout petit village, où l'agriculture se pratiquait  encore comme il y a plus de cent cinquante ans en France. 

Aujourd'hui, d'après ce que j'ai vu sur Internet, ce village est devenu un endroit touristique, car situé dans les collines à moins de quarante kilomètres de la magnifique ville de Salamanque. Il n'y a plus de De Arriba, car les soeurs de mon beau-père ont bien sûr abandonné leur nom de jeune fille. L'une d'elle a épousé un Sanchez, nom qui est très commun en Espagne.

Quelques mois après notre mariage, avec l'insouciance de mes dix-neuf ans, j'ai convaincu mon mari d'écrire à une de ses tantes, par l'intermédiaire d'un cousin qui travaillait en France.

Et nous somme partis, et arrivés, épuisés, après un voyage épique qui a duré presque trois jours, avec changements de trains (qui roulait au pas) pour un séjour inoubliable, accuellis à bras ouverts par cette famille qui découvrait le descendant de Florentino.

J'avais donc 19 ans (et 20 kilos de moins qu'aujourd'hui)

J'aimais déjà écrire, mais je ne pensais pas encore en faire mon métier… C'est plus tard, après une dizaine de publications, que j'ai eu envie, soudain, de prendre pour cadre d'une histoire débutant sous la guerre civile, ce village qui m'avait marquée profondément.

Sur cette première photo, un aperçu de Salamanque, où à bout de forces, en plein après-midi, j'ai dormi quelques heures chez des amis d'amis,

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et dégusté avant de prendre un car pour la dernière partie du voyage, une délicieuse paëlla.

Enfin arrivés, sous un soleil torride qui ne faiblissait pas avec le soir, on m'a convaincue d'acheter vite un chapeau… A bientôt pour un autre message…

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11 juillet 2016

LE CLOCHER D'ARZAY

Pour réponde à plusieurs lecteurs, dont Raymond A. je vais vous parler un peu de mon prochain livre, dont la sortie est prévue dans les premiers mois de 2017. C'est un peu prématuré, je sais, mais je peux vous dire que l'action débute pendant la guerre civile en Espagne et se poursuit pendant celle de 39-40. Au début de mon mariage, je suis allée en vieille Castille, à Escurial de la Sierra, pour connaître les tantes et les cousins de mon mari. C'est ce décor là que je plante, parce que je n'ai jamais oublié mon séjour, ni cette famille attachante.

Pour la période France de mon roman, fiction basée sur beaucoup de réalité, c'est dans un village des bords du Rhône que se situe une partie de l'action, et aussi dans ce minuscule village d'Arzay, où mon père a grandi, où il ne reviendra pas (il a 98 ans et est en maison de retraite, et ne se déplace plus) 

Au fil des semaines je vous ferai partager la longue préparation de mon roman avec des photos que j'ai prise à cette lointaine époque.

Aujourd'hui c'est une photo du clocher d'Arzay, un clocher qui rythme les heures d'une des plus petites églises que j'ai eu l'occasion de voir. Je la connais bien car j'ai vécu une année tout près d'elle, dans l'ancien presbytère, en attendant d'aller vivre à 7 kms dans la maison que nous faisions construire.

Bonne semaine, chères lectrices et chers lecteurs et également abonnés de ce blog que j'ai vraiment plaisir à mettre à jour pour mes visiteurs. N'hésitez pas, visiteurs inconnus dont je vois le passage dans les statistiques, à laisser un commentaire ! 

clocher d'arzay

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