Chères lectrices et chers lecteurs,

Je vous avais promis de vous entraîner, en photos, dans les lieux qui ont inspiré la première partie de mon ouvrage "Le Val aux iris " qui sera réédité au printemps par les éditions Lucien Souny.

En ce jour de canicule, bien au frais dans mon bureau, je vais donc me replonger dans ce qui fut le point de départ de mon livre, des années après avoir fait avec mon jeune mari un retour aux sources, vers ses racines.

David, mon mari, par son père est d'origine espagnole. Sa famille est issue d' Escurial de la Sierra, en Vieille Castille.

C'était à l'époque un tout petit village, où l'agriculture se pratiquait  encore comme il y a plus de cent cinquante ans en France. 

Aujourd'hui, d'après ce que j'ai vu sur Internet, ce village est devenu un endroit touristique, car situé dans les collines à moins de quarante kilomètres de la magnifique ville de Salamanque. Il n'y a plus de De Arriba, car les soeurs de mon beau-père ont bien sûr abandonné leur nom de jeune fille. L'une d'elle a épousé un Sanchez, nom qui est très commun en Espagne.

Quelques mois après notre mariage, avec l'insouciance de mes dix-neuf ans, j'ai convaincu mon mari d'écrire à une de ses tantes, par l'intermédiaire d'un cousin qui travaillait en France.

Et nous somme partis, et arrivés, épuisés, après un voyage épique qui a duré presque trois jours, avec changements de trains (qui roulait au pas) pour un séjour inoubliable, accuellis à bras ouverts par cette famille qui découvrait le descendant de Florentino.

J'avais donc 19 ans (et 20 kilos de moins qu'aujourd'hui)

J'aimais déjà écrire, mais je ne pensais pas encore en faire mon métier… C'est plus tard, après une dizaine de publications, que j'ai eu envie, soudain, de prendre pour cadre d'une histoire débutant sous la guerre civile, ce village qui m'avait marquée profondément.

Sur cette première photo, un aperçu de Salamanque, où à bout de forces, en plein après-midi, j'ai dormi quelques heures chez des amis d'amis,

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et dégusté avant de prendre un car pour la dernière partie du voyage, une délicieuse paëlla.

Enfin arrivés, sous un soleil torride qui ne faiblissait pas avec le soir, on m'a convaincue d'acheter vite un chapeau… A bientôt pour un autre message…

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